ROMANS SUR LA COURSE A PIED.

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La solitude du coureur de fond par alan silitoe

« Dès mon arrivée au Borstal, ils ont fait de moi un coureur de fond en cross. Ça doit être parce qu’ils trouvaient que j’avais la découpure qu’il faut, parce que j’étais grand et musclé pour mon âge (et je le suis toujours). Au fond, pour vous dire le vrai, je ne m’en faisais guère pour ça, parce que, de courir, ça tout le temps été le fort dans notre famille, surtout quand il s’agit de se défiler de la police. Moi, j’ai toujours été bon à la course, avec, à la fois du sprint et de la foulée, mais le seul ennui, c’est que malgré toute ma vitesse, et pour savoir jouer des flûtes, vous pouvez être, sûr que je m’y connais, même si c’est moi qui vous le dis, c’est pas ça qui m’a empêché de me faire piger par les cognes le jour que j’ai fait la boulangerie. »

Une nouvelle efficace sur la notion de liberté et de fidélité à ses propres valeurs qui peut paraître étonnante au premier abord, mais qui sonne très juste : un jeune délinquant enfermé dans une maison de correction va refuser de se plier à la volonté du directeur de l’établissement et de devenir son instrument pour gagner une course contre une école privée. Cela va lui coûter très cher d’empêcher ainsi le directeur de couvrir son établissement de prestige et de parader (en profitant de la sueur et du talent d’un autre). Anticonformiste, ce texte est l’exact opposé des habituelles histoires qu’on nous sert, avec rédemption, succès sportif et happy end…
Autoportrait de l’auteur en coureur de fond

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De la course à l’écriture, il n’y a qu’une foulée que Murakami nomme la vitalité. Pour s’astreindre à une discipline d’écrivain, l’auteur a vendu son club de jazz, arrêté de fumer, commencé à courir, inlassablement, tous les jours. Journal, essai, éloge de la course à pied, au fil de confidences inédites, Murakami nous livre une méditation lumineuse sur la vie.

« Un traité de sagesse à la japonaise, et c’est aussi la source cachée de l’oeuvre de Murakami, l’homme aux semelles de vent qui dévore les mots et le bitume avec la même fringale. »

COURIR DE JEAN ECHENOZ

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On a dû insister pour qu’Émile se mette à courir. Mais quand il commence, il ne s’arrête plus. Il ne cesse plus d’accélérer. Voici l’homme qui va courir le plus vite sur la Terre.

C’est l’histoire de Monsieur Emile Zatopek

BORN TO RUN

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Le narrateur, à la recherche d’une tribu d’Indiens du Mexique, infatigables coureurs de fond, engage le lecteur dans une quête passionnante et le conduit d’aventures folles en découvertes scientifiques sur une nouvelle philosophie de la course à pied : la course minimaliste.

« Pourquoi ai-je toujours mal aux pieds ? »
Tout commence par cette question lancinante. Quand on pratique la course à pied, l’ultrafond ou le Trail…
C’est normal de se déglinguer. 80 % des coureurs sont confrontés au risque d’endommager gravement genoux, mollets, tendons, hanches ou talons… Aucune invention n’a enrayé le carnage.

Cette question toute bête va entraîner le narrateur, coureur et reporter pour les magazines Men’s Health et Esquire, dans les aventures les plus folles, dans les Barrancas, au coeur du Mexique, à la recherche de l’homme qui courait comme les chevaux, Mica True, surnommé El Caballo Blanco.
Adopté par une tribu indienne, les Tarahumaras, une tribu de superathlètes sortis de l’âge de pierre, Le Cavalier blanc a fait de la course à pied son mode de vie, une source de joie permanente. Il vole à petites foulées sur des terrains suicidaires. Personne ne peut le battre sur de très grandes distances, pas même un cheval. Les bobos, les maux de toutes sortes ? Disparus.

Son secret ? Il court pieds nus !
Ce livre est un formidable récit d’aventure au coeur d’une grande course dans les Copper Canyons, doublé d’un plaidoyer scientifique et convaincant sur une découverte qui révolutionne le monde de la course à pied. Le « barefoot » : la course pieds nus fait de plus en plus d’adeptes chez les coureurs.

La ligne droite

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Après deux ans de vaines recherches, l’entraîneur Julius Henckel apprend qu’on a cru reconnaître dans un vendeur de journaux de Munich son poulain Stefan Volker, un des meilleurs coureurs à pied d’avant-guerre, porté disparu en 1943. Henckel se rend à Munich et comprend pourquoi Stefan n’a pas cherché à le revoir une fois la paix rétablie : le jeune athlète n’est plus qu’une épave farouche au visage balafré qui cache sa détresse sous un faux nom. Le laisser comme Stefan l’en supplie ? Pas question. Mais l’amener au foyer des Henckel, l’apprivoiser, le renforcer, lui redonner le goût de vivre semble d’abord une tâche quasi impossible. Helga et Julius Henckel s’y attelleront pourtant. Un jour, Stefan foulera de nouveau la cendrée et, oublieux de son bras mutilé, tentera de forcer la victoire dans la ligne droite pour battre son propre record. Telle est la trame de cette belle leçon d’affection, de courage et de ténacité dont le récit sobre et prenant a obtenu le Grand Prix de Littérature sportive en 1957.

La ligne bleue

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Longue de 4 219 500 centimètres, peinte sur les chaussées de New York, elle représente le chemin le plus court pour traverser les cinq districts de la ville avant de franchir, à Central Park, l’arrivée du marathon. 25 000 coureurs perdent leur souffle à la suivre, enjambant Brooklyn, pénétrant dans le Bronx, fuyant dans Harlem, acclamés par quatre millions de spectateurs, s’écrasant contre le mur des vingt miles, décollant dans une dangereuse extase pour finir à Manhattan, comme dans un livre, en temps réel. Moins de quatre heures, c’est le but que s’est fixé Max. si vite qu’il coure cependant, la géographie le rattrape : les inégalités urbaines visitées au pas de course ; la fuite, à travers le Jura, de cet antinucléaire dont la tête fut mise à prix ; l’exil de courbet, au lendemain de l’écrasement de la Commune ; tous les marathons courus de l’Antiquité à nos jours. Et puis la voix de l’ « Allemande » dans le casque : si vite que coure l’histoire, n’est-elle pas déjà rattrapée par l’avenir ?

42km195

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«Courir est mon plaisir. Une échappée belle à portée de jambes. Courir est un besoin. Une bulle qui suspend la vie. Courir offre une liberté insolente. Une ligne de fuite. Mais courir peut rendre prisonnier. Moi, courir m’a sauvé.» Pendant 42 km 195, le héros emmène le lecteur sur le parcours mythique du marathon de Paris, kilomètre après kilomètre. Ce roman est aussi un voyage historique depuis la bataille de Marathon, un tour du monde de 42 courses parmi les plus réputées de la planète, une promenade philosophique dans la tête d’un sportif, et une aventure humaine faite des élans, des doutes, des joies et des douleurs d’un coureur pas comme les autres.

invisible sous la lumiere par carrie synder

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Après avoir couru toute sa vie, Aganetha Smart, aujourd’hui centenaire, vit dans un hospice où elle ne quitte plus son fauteuil roulant. Lorsqu’un duo d’inconnus l’emmène, prétextant la réalisation d’un documentaire sur sa carrière sportive, la vieille dame se doute que ce n’est pas le seul motif de leur visite.
Lors de cette excursion qui se transforme en voyage dans le temps, Aganetha s’égare entre passé et présent, revivant ses souvenirs les plus marquants. La vie à la ferme aux côtés de son frère et de ses sœurs, la guerre impitoyable et les maladies soudaines qui frappent sa famille, mais surtout la découverte d’une passion qui l’aide à affronter tous les drames : la course. Cette passion grâce à laquelle elle rencontre l’amour et l’amitié, et qui lui fera vivre son heure de gloire lors des Jeux olympiques de 1928.
Carrie Snyder nous plonge dans le destin tourmenté de cette femme athlète dont la performance historique marque profondément le monde du sport des années 1920. Avec force et délicatesse, elle entraîne le lecteur dans une course haletante sans que sa voix ne s’essouffle jamais, aux côtés d’Aganetha qui, elle, court sans espérer accomplir un exploit mais pour se donner le courage de vivre.

courir ou mourir

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Kilian Jornet est né en 1987, il passera les premières années de sa vie dans la montagne du Cap del Rec avec ses parents gardiens de refuge.
Dès son plus jeune âge, il s’intéresse au ski et à la haute montagne. A cinq ans, il effectue déjà l’ascension de ses premiers sommets. A sept ans, il signe son premier « 4000 » et effectue la Traversée des Pyrénées. Aujourd’hui, il est devenu un athlète professionnel d’exception : il est quatre fois champion du monde de Skyrunning , Champion du Monde de Ski de Montagne et triple vainqueur de l’UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc, 2008 et 2009 et 2011).
Il a battu de très nombreux records du monde sur des parcours mythiques : Ascension du Kilimandjaro, Transpyrénée, Tour du la Tahoe ou encore intégrale du GR 20 en Corse. Mais au delà de l’exploit sportif, cet ouvrage est peut-être encore plus étonnant : Courir ou mourir est le journal de bord d’un gagnant, mais aussi et surtout une philosophie de vie expliquée au lecteur, où Kilian nous en dit un peu plus sur son état d’esprit, sur ce que représente vraiment sa quête.
Rarement un athlète aura été autant capable d’exprimer les pensées qui sont les siennes lorsqu’il court. Il était déjà un extra-terrestre du sport, sa capacité à écrire si jeune, en prise directe avec sa passion, le place encore plus dans la catégorie des êtres d’exception.

la course de l’oubli

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Amsterdam, 1928. À la surprise générale, Ahmed Boughera El Ouafi remporte le marathon qui clôt les JO. Ce français d’origine algérienne, débarqué en 1918 d’Alger, est alors ouvrier chez Renault à Billancourt. Totalement inconnu du public, il s’était déjà classé 7ème aux Jeux de Paris en 1924. Face aux perspectives d’une vie meilleure, il accepte la proposition d’un américain lui promettant la fortune. Il finira embauché par le cirque Barnum & Bailey pour courir chaque soir contre un ours ! Avec la crise de 29, Ahmed rentre en France. Mais ayant été rémunéré pour ses prestations sportives aux États-Unis, il est interdit de compétition par le Comité Français sous prétexte d’être passé professionnel. Le rêve prend fin, l’espoir avec. Il enchaîne alors les déboires et s’abîme dans la cigarette, la boisson et le désœuvrement. Il faudra attendre la victoire d’Alain Mimoun aux JO de Melbourne en 1956 pour qu’Ahmed entrevoie enfin une porte de sortie, laquelle se refermera bien vite…

Le garçon qui courait plus vite que ses rêves

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Solomon rêve de devenir champion olympique de course. Lorsque son grand-père lui demande de l’accompagner à Addis Abeba, il n’ose y croire ! Mais au coeur de la ville, le vieil homme est soudain victime d’un malaise et s’effondre. Seul Solomon peut courir chercher de l’aide au village, à vingt kilomètres de là, battant tous les records…

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