Dormir sur un trail

Qui dit longue distance dit privation de sommeil. Un paramètre de plus à gérer lors de sa course car les effets sur le corps sont dangereux. Revue des possibilités.

La micro-sieste

La technique la plus conseillée est de s’arrêter pour dormir vingt minutes maximum, dès la première partie de la course. Masque sur les yeux et boules quiès, pour mieux s’isoler. Anticiper le relief est également important : placer sa sieste avant une partie technique du parcours, qui exigera une grande concentration.

La longue pause

Au delà d’une heure, il sera d’autant plus difficile de se réveiller, les muscles se seront refroidis. De nombreux coureurs abandonnent à l’issue d’une longue pause parce que se remettre dans la course est une épreuve en elle-même. D’autres y parviennent et ont l’avantage d’être réellement reposés. Le plus raisonnable, c’est donc de prévoir un tel repos à une base vie où des proches seront présents. Leurs encouragements seront précieux au réveil.

Dormir en courant

Il s’agit surtout un signe d’épuisement. Le danger est évident : la chute. S’arrêter pour « dormir debout » quelques instants est une solution ; ce serait celle de Patrick Bohard, vainqueur du Tor des géants en 2015 (330km, 24000m D+). À chacun de réfléchir à une technique : s’étirer, parler (même tout seul), se ravitailler…

Ne pas dormir

Le seul intérêt serait de « griller » des coureurs, mais le manque de lucidité peut jouer des tours. Comme oublier de s’alimenter ou commettre des erreurs de parcours. Pour la petite histoire : en 2011, Marco Gazzola est arrivé en tête du Tor des géants… avant d’être disqualifié. Il s’était trompé de chemin et avait ainsi manqué le dernier point de passage, à 11km de l’arrivée. En cause, sans doute : le manque de lucidité. Il n’avait pas réussi à dormir plus d’une heure en trois nuits.

Quid de s’entraîner à moins dormir ?

Mauvaise idée. Des études ont prouvé que cette méthode serait contre-productive : moins efficace à l’entraînement et à la récupération durant la préparation, le coureur risque le surentraînement, avec toutes les conséquences que cela implique le jour J.

Par : Chloé Duval
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