Alice David : “Un soir, j’ai ressenti le besoin de me défouler”

Comme Bill Bowerman avec sa machine à gaufres ou Will Ferrell et sa découverte du marathon, les premières fois sont toujours émouvantes. Dans certains cas, il ne manque qu’une étincelle. Pour Alice David, la comédienne de Bref et de Babysitting 1 et 2, courir pour la première fois s’est fait un peu par hasard, il y a deux ans. Depuis, ses chaussures de running et son appli l’accompagnent toute l’année, selon les périodes. Mais avec toujours autant de plaisir…

Quand as-tu commencé à courir ?

En réalité, ma première fois est un très mauvais souvenir. J’avais 20 ans, je faisais de l’équitation et ma monitrice m’avait conseillé, pour prendre un peu de force dans les jambes, de courir. Je m’étais donc essayé au running dans le parc à côté de chez moi, dans le 15ème arrondissement, avec des chaussures pas du tout adaptées : elles étaient beaucoup trop lourdes ! Après deux secondes, j’étais déjà épuisée. Je faisais n’importe quoi, ça a été un énorme bide ! Ça aurait pu me faire arrêter la course. En fait, ça devait être prémonitoire. Deux ans plus tard, j’ai réessayé par hasard. C’était à l’époque de Bref. On enchaînait de grosses périodes de tournage, je faisais du sport en salle : du tapis de course, du yoga, du pilate mais je ressentais que j’avais besoin de me défouler, de me dépenser davantage. Et je me suis dit que le truc le plus simple, c’était le running. Ça ne demande pas d’infrastructures, simplement des baskets et cette fois, j’en avais ! Alors j’ai pris mon téléphone, de la musique et je suis allée courir dans Paris à l’improviste, un soir. J’ai adoré.

Pourquoi ?

Courir permet de faire le point, genre un peu le bilan de sa vie, de penser à plein de choses. C’est un cliché mais quand je cours je me sens vraiment connectée avec moi-même. Je vais essentiellement dans le centre de Paris, notamment sur les voies sur berges, et parfois dans le bois de Vincennes, si possible tard le soir en été. J’adore finir mon running entre chien et loup, avec le coucher de soleil. T’es blindée d’endorphine et le temps s’arrête, c’est magique.

Tu as vite téléchargé une application ?

Oui, dès mes premières sorties, j’avais en tête de progresser, quand même, et je voulais quelque chose de très pratique. Ma méthode, si on peut dire, c’était de pouvoir facilement avoir et analyser ma vitesse, surtout en course, et mon rythme aussi, pour avoir des points des repères. Ça, c’est très important. Ensuite, tu peux synchroniser l’appli – la mienne, c’est l’application Nike + Running – avec Spotify ou Itunes et écouter tes chansons. A la fin, il m’arrive aussi de poster des photos de mes runs sur Instagram. J’aime bien prendre des photos de paysages ou des coins de rue de Paris, que je redécouvre pendant mes runs.

Tu écoutes quel genre de musique quand tu cours ?

Je peux courir sur des trucs assez speed : du hip hop, de l’électro, mais aussi des choses planantes, comme Sigur Ros. Ça dépend de mon humeur. A l’inverse, quand je cours avec des amis, j’aime bien leur parler. Je trouve que c’est un bon moyen de jauger mon état physique. Si j’arrive à tenir le rythme et discuter, c’est bon signe. Sinon, il m’arrive fréquemment de courir avec le Paris Running Club. On se retrouve tous les mardi soir, on a un capitaine qui nous guide, des intervenants qui nous coachent. Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas l’élève la plus assidue !

Quel regard portes-tu sur la mode running ?

Je trouve ça vachement cool. Nike a fait un super job pour motiver le grand public à se lancer avec les programmes d’entrainements accessibles, l’application et un réseau social qui permet de comparer tes temps avec ceux de tes amis. L’autre jour, j’en parlais avec des copains, et se on disait que pour les gens de 25 à 30 ans, la vie et les souvenirs se résumaient sur Instagram souvent à des photos de fête. On ne trouvait pas ça si cool. C’est sympa de boire des coups et d’aller au resto avec ses potes, je suis une bonne vivante, hein, mais se reconnecter grâce au sport, c’est chouette aussi.

Tu cours beaucoup en ce moment ?

Oui, je commence jeudi prochain le tournage du prochain film de Maurice Barthélemy, qui s’appelle Les ex. Ça parlera des relations amoureuses, qui se font et se défont dans le monde d’aujourd’hui. J’aime bien les débuts de tournage, ce sont des bonnes périodes pour courir. On a envie d’être en forme pour ouvrir un nouveau chapitre de sa vie !

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