L’HISTOIRE DU MARATHON

Le marathon est une épreuve sportive individuelle de course à pied qui se dispute généralement sur route sur une distance de 42,195 kilomètres.

Le marathon a été créé à l’occasion des Jeux olympiques d’Athènes de 1896, sur une idée du linguiste français Michel Bréal, pour commémorer la légende du messager grec Philippidès, qui aurait parcouru la distance de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire contre les Perses en 490 av. J.-C. L’épreuve se courait jusqu’en 1921 sur une distance non fixée d’environ 40 km avant que l’Association internationale des fédérations d’athlétisme n’en fixe la distance.

Les marathons les plus prestigieux sont ceux des Jeux olympiques d’été (quadriennaux), des Championnats du monde d’athlétisme (biennaux) et ceux des World Marathon Majors (annuels) : Tokyo (fin février), Boston (mi-avril), Londres (fin avril), Berlin (fin septembre), Chicago (mi-octobre) et New York (début novembre).

Le nom de cette épreuve sportive vient d’une anecdote antique. Philippidès, un messager grec, aurait couru de Marathon à Athènes, distance d’environ 40 km, pour annoncer la victoire contre les Perses à l’issue de la bataille de Marathon lors de la première guerre Médique en -490. Arrivé à bout de souffle sur l’Aréopage, il y serait mort après avoir délivré son message.

Cette version est contredite par celle de l’historien grec Hérodote ; lors du débarquement des Perses à Marathon, les Grecs auraient envoyé le messager Phidippidès chercher de l’aide à Sparte, à plus de 220 kilomètres. Alors que les Spartiates ne répondaient pas, les Athéniens combattirent avec les Platéens1Plutarque rapporte des siècles plus tard que, d’après Héraclide du Pont, Thersippos l’Eroeus serait le messager authentique mais que, pour le plus grand nombre, c’est un certain Euclès2 qui aurait parcouru au prix de sa vie la distance entre Marathon et Athènes pour annoncer la victoire3.images (1)

La distance du marathon moderne est donc à peu près celle qui sépare Marathon d’Athènes. Elle est parcourue pour les premiers Jeux olympiques modernes en 1896.

Ce premier marathon olympique moderne est gagné par un berger grec, Spyrídon Loúis, en h 58 min 50 s.

La distance du marathon faisait environ 40 km aux premiers Jeux olympiques modernes. Il faut attendre les Jeux de Londres en 1908 pour que la distance soit fixée à 26 miles terrestres. La fantaisie va faire valoir ses droits : la course doit partir de la pelouse du château de Windsor pour faire plaisir aux enfants de la famille royale, qui veulent assister au départ des concurrents (une douzaine). Mais on décide au dernier moment que l’arrivée doit se faire au White City Stadium, devant la loge royale où Édouard VII est présent. De ce fait, la distance ne tombe plus juste. Elle sera alors fixée à 26 miles et 385 verges, soit 42,195 km.

En 1960, Abebe Bikila courut la distance sans chaussures et gagna, ainsi qu’en 1964 (avec chaussures), où il battit le record en h 12 min 11 s.

Le premier marathon olympique féminin fut celui de Los Angeles, en 1984.

Le marathon occupe une place particulière aux Jeux olympiques d’été, l’épreuve masculine a lieu le dernier jour et la remise des médailles a le privilège unique de se dérouler pendant la cérémonie de clôture.

Depuis les Jeux olympiques d’été de 1960 qui ont vu l’Éthiopien Abebe Bikila remporter l’épreuve de marathon, les athlètes kényans et éthiopiens accaparent les premières places du top 50 mondial dans ce domaine et les records mondiaux depuis 2004.

Plusieurs facteurs ont été proposés pour expliquer cette suprématie :

  • prédisposition génétique (cette hypothèse est invalidée car ces athlètes présentent une grande diversité de génotypes [citation nécessaire])
  • données physiologiques (développement d’une forte capacité d’absorption d’oxygène à la suite de marches et de courses à un âge précoce notamment pour aller à l’école, taux d’hémoglobine et d’hématocrite relativement élevés, développement d’un bon ratio « économie / efficacité métabolique » grâce à un somatotype adapté notamment au niveau des membres inférieurs, fibre musculaire squelettique fine et longiligne adaptée à la course d’endurance et activité enzymatique oxydative (en) supérieure), hypothèses là aussi invalidées car les relevés statistiques de ces données chez le coureur africain et le coureur occidental ne révèlent pas de différence
  • données environnementales (régime alimentaire traditionnel, vie et entraînement en altitude), là encore ces hypothèses sont non suffisantes, les athlètes occidentaux qui adoptent des plans d’entrainement similaires ou qui s’immergent dans les centres d’entrainement kényans et éthiopiens ne parviennent pas à leur niveau
  • données socio-économiques (situation géographique, motivation pour « réussir », influence des parents, de pairs ou de modèles).

Il semble en fait difficile d’isoler un seul de ces facteurs prédominant pour expliquer cette suprématie arfricaine car « les composantes sociales, voire familiales, culturelles, environnementales et génétiques forment un ensemble indissociable ».

Le record du monde est détenu depuis le 28 septembre 2014 par le Kényan Dennis Kimetto qui établit le temps de 2 h 02 min 57 s lors du Marathon de Berlin.

Avec un temps de 2 h 15 min 25 s réalisé à Londres le 13 avril 2003, la Britannique Paula Radcliffe a amélioré son propre record du monde féminin.

La Norvégienne Grete Waitz a battu quatre fois le record du monde dont trois sur trois années consécutives de 1978 à 1980 sur le marathon de New York qu’elle gagnera neuf fois sur onze participations entre 1978 et 1988, créant ainsi des records inégalés. Grete Waitz avec le temps de 2 h 27 min 32 s 6 (21-10-1979) réalise le triple exploit de battre le record du monde, d’être la première femme à finir le marathon à moins d’une heure du premier record établi et enfin de passer sous la barre symbolique des 2 h 30 min.

L’Italien Andrea Cionna détient le record du monde pour un marathonien aveugle, établi en 2 h 31 min 59 s à Rome en 20077,8. Le Sud-Africain Ernst van Dyk détient le record pour un athlète en fauteuil roulant, en 1 h 18 min 27 s au marathon de Boston en 2004.

Le Britannique Fauja Singh détient le record pour un homme de plus de 90 ans. À l’âge de 92 ans, en 2003, il termina un marathon à Toronto en 5 h 40 min 01 s. Le 16 octobre 2011, également à Toronto, il devint le premier centenaire à terminer un marathon, établissant le record du monde pour sa catégorie d’âge en 8 h 25 min 16 s. En 2015, l’Américaine Harriette Thompson établit le record féminin pour les plus de 90 ans en 7 h 24 min 36 s, à San Diego12.

Lors du marathon de Londres 2015, le Britannique Paul Martelletti bat le record du monde du marathon pour un coureur déguisé (Spider-Man). Il termine l’épreuve sous la barre des deux heures et trente minutes en réalisant un temps de h 29 min 57 s.

Lors du marathon de Toronto 2016, le Canadien Ed Whitlock pulvérise le record du monde de la catégorie des 85-90 ans en courant sous la barre des quatre heures, en h 56 min 38 s14. Il décède le 13 mars 2017 d’un cancer de la prostate15.

La meilleure performance européenne est réalisée par le Norvégien Sondre Nordstad Moen en 2 h 05 min 48 s le 1er décembre 2017 lors du marathon de Fukuoka

 

 

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