Courir son marathon en négative split

Pour une fois que le négatif est bon, bien, fort, intelligent, rusé…… positif, nous n’allons pas nous en priver. Alors, courir en négatif split est une expression utilisée, surtout lors du Marathon, quand le deuxième semi se court plus vite que le premier, ce qui montre une course maîtrisée, avec des ressources de glycogène encore disponibles, malgré la fatigue présente dans les jambes. Cette façon de courir devrait être le cas de tout bon Marathonien qui se respecte.

Mais voilà ! Quand nous sommes en train de piaffer sur la ligne de départ, frais comme des gardons, les sensations au top niveau, le sourire aux lèvres et, pour compléter l’excitation, si nous nous mettons à écouter notre « voisin de dossard » qui raconte à qui veut l’entendre, qu’il part vite en mettant en pratique l’adage :

« Ce qui est pris n’est plus à prendre »

Nous risquons de faire connaissance avec le mur du 30/35ème kilomètre. Alors pour éviter de se cogner, laissons notre ego sous l’arche des bips en partant prudemment (entre 8“ et 10“ secondes de plus au kilo sur les 8/10 premiers kilomètres semble raisonnable), en laissant notre « voisin du départ » aller chercher « Ce qui n’est plus à prendre », pour que dans les dix derniers kilomètres, quand les sensations, la fraîcheur et le sourire auront disparu du visage de notre « ami dossard du départ », nous pourrons penser (juste penser, lui dire ne serait pas très sympathique) en arrivant à sa hauteur :

« Tel est pris qui croyait prendre »

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