LA CHALEUR : RISQUES ET DANGERS À ÉVITER

LA CHALEUR : RISQUES ET DANGERS À ÉVITER

Selon le lieu et la période de l’année, les conditions de course peuvent varier. Or dans certaines conditions de vent, d’altitude, de température, d’ensoleillement, d’humidité dans l’air (hygrométrie), mais aussi selon votre tenue vestimentaire et votre niveau d’hydratation, les risques de coup de chaleur ne sont pas nuls.
Qu’est-ce qu’un coup de chaleur ?
Qu’on ne s’y trompe pas : le coup de chaleur est un malaise, parfois allant jusqu’à la perte de connaissance à l’effort. Il est précédé par des signes de sensation intense de chaleur, de rougeur du visage, de fatigue, de soif ou parfois de frissons. Ses causes ? Il faut savoir que l’homme est un système homéotherme, qui cherche à réguler sa température pour la maintenir toujours au même niveau. Or notre mécanique corporelle chauffe en produisant de l’énergie, et cette chaleur doit être évacuée sous peine de surchauffe – exactement comme pour un moteur de voiture. Le moyen que nous utilisons pour atteindre notre équilibre thermique est l’évacuation de l’excès de température par la sueur, la transpiration. Mais encore faut-il que cette sueur puisse s’évaporer…
Or en ambiance chaude et humide la sueur s’évapore incomplètement. Les gouttes de sueur perlent et stagnent sur la peau, empêchant la transpiration de s’écouler par les pores. Il y a alors risque de surchauffe intracorporelle. Et ne croyez pas que le vent, qui donne parfois la sensation de vous rafraîchir, arrange les choses : en séchant la sueur sur la peau, il empêche l’évacuation de la chaleur et provoque ainsi une augmentation plus forte encore de la température. Les conséquences peuvent être graves, du simple malaise au décès.
Que faire pour le prévenir ?
Au premier signe anormal, prenez soin d’arrêter l’effort, hydratez-vous et que aspergez votre corps d’eau pour le refroidir. Et n’hésitez pas à faire la même chose à toute personne que vous suspectez d’être en surchauffe. Mieux vaut cela qu’un accident…
Le plus sage reste toutefois la prévention. La première mesure de précaution : éviter de courir quand la chaleur est trop élevée. Mais pensez également à :
– Toujours boire avant d’avoir soif : prenez de l’avance, par petites gorgées toutes les dix minutes, avec une eau idéalement à 15°C.
– Ne courez pas trop couvert, évitez les vêtements imperméables et trop étanches qui empêchent l’évaporation de la sueur, en particulier ceux destinés à faire transpirer, comme les coupe-vent ou les sudisettes.
– Eviter l’alcool avant et pendant une course : cela déshydrate encore plus.
– Pas d’aspirine avant une course, et surtout pas en cas d’hyperthermie à l’exercice.
Surtout, souvenez-vous qu’avant d’arriver au coma suite à un coup de chaleur, il existe des étapes à prendre en compte pour éviter le pire. Tous les symptômes d’épuisement, même léger, de nausées, de maux de tête, vertiges ou pâleur doivent vous pousser à vous arrêter. Idem pour l’instabilité ou l’irritabilité lors de l’effort, qui doivent vous pousser au repos. En la matière, mieux vaut remettre votre entraînement à des jours et des températures plus cléments…
Notre mécanique corporelle chauffe en produisant de l’énergie, et cette chaleur doit être évacuée sous peine de surchauffe.
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