Comment gérer les moments gênants d’une course

Brinquebalé pendant la course, le corps exprime régulièrement son mécontentement par des signaux qui peuvent s’avérer gênants.

Courir est, en soi, une activité éreintante. Pourtant elle s’adjoint souvent de quelques menues complications qui peuvent aller jusqu’à provoquer un abandon pur et simple. Sans surprise, ça se ballote à l’intérieur de notre corps pendant l’effort. Et c’est rarement pour le mieux : mal de ventre, coup de mou, caillou dans la chaussure… Les moments gênant en course sont multiples.

Chapitre 1 : Gérer sa digestion

Près d’un coureur sur deux aurait souffert / souffre de problèmes intestinaux pendant une course longue distance. A l’instar de la guerre contre le terrorisme et le fight Booba-Kaaris-Rohff, la lutte contre le mal de ventre est un des grands combats du début du siècle. Concernant les coureurs, le mal est aggravé. Il est donc nécessaire d’y trouver des remèdes simples et efficaces.

Bien manger, lentement surtout

Quand on court, le corps se concentre essentiellement sur cette activité intense et délaisse donc les autres besoins du corps humain. C’est pour cette raison qu’on réfléchit rarement à calculer un cosinus de tête pendant un marathon, malgré Alan Turing. La chose est la même pour la digestion : le sang est monopolisé par les muscles, au détriment des intestins. Il faut donc la traiter avec douceur, délicatesse, ne pas la brusquer. Manger lentement et par petites quantités pendant la course est le secret du bonheur intestinal.

Le vomi n’est pas une récompense

Certains sportifs masochistes aiment se dire qu’un bon vomi est la récompense d’une belle séance d’entraînement. Faux ! Vomir est le plus souvent la conséquence d’une mauvaise alimentation. Si vous êtes déjà au mieux dans ce domaine et que vous continuez à vomir, vous pouvez être fiers de vous, ça veut dire que vous êtes réellement allés au bout de vous-même !

Patience est mère de sûreté

La respiration peut appuyer vigoureusement sur l’abdomen. Si l’estomac est plein dès avant la course, on court droit à la catastrophe. L’idéal est d’attendre quelques heures – trois en général suffisent à ce que les aliments aient passé l’estomac – avant de prendre le départ d’une course.

Les médocs, c’est automatique

Si tous ces conseils demeurent sans effet, il existe une solution de repli. On ne peut pas se cacher sur un marathon urbain. Un buisson est une chose illusoire et enjamber une barrière peut valoir une disqualification. C’est encore le pauvre Yohan Diniz qui va servir notre propos. Alors que son sphincter était en perdition, il a fait le choix (conscient ou inconscient) de poursuivre la course alors qu’il maculait de ses selles ses jambes et son short. Parfois, le mieux, c’est encore d’assumer.

Chapitre 2 : Tout ne tourne pas autour du caca

Le coup de mou

Quand, après plus d’une dizaine de kilomètres parcourus sous un soleil de plomb, on faiblit d’un coup, on subit la course et que chaque pas devient un calvaire, une solution simple permet d’économiser ses forces. On se met dans la foulée d’un autre coureur. Bon, il ne faut pas choisir Bekele à ce moment-là mais l’idée est presque la même que dans le cyclisme : bénéficier d’un effet d’entraînement et surtout être plus motivé au contact d’un autre humain.

Gérer le problème du caillou dans la chaussure.

La solution la plus radicale offre une réponse aussi simple qu’ Alexandre tranchant le noeud gordien. En ne portant plus de chaussures, plus aucun risque qu’un caillou vienne subrepticement se glisser entre la chaussette et la semelle. La Crocs peut être une idée.

La famille qui fait coucou au bord de la route

Il y en a que ça motive de voir des têtes connues sur le bas-côté. D’autres, au contraire, sont morts de honte à chaque fois qu’ils entendent Tata Pascaline hurler en leur direction « Vas-y mon bichon ! Tu vas finir par les avoir, ces 21 kilomètres à la noix. Ton doudou t’attend sur la ligne d’arrivée, mon canard ! ». Aïe. A ceux-là, on recommande l’utilisation du bob ou de la casquette pour masquer le visage, l’échange de dossard avec un pote conciliant, et courir en peloton.

Quand on est dépassé par un papi

On a tous connu ça. On est bien dans sa course et dans ses baskets, et on voit débouler sur notre gauche, sans un clignotant, que dalle, un octogénaire tout pimpant qui avale les mètres de bitume comme un chien des croquettes. Dans ce cas, il faut inverser l’impression faite au public. Alors qu’il vous dépose, vous essayez de vous accrochez à lui pour lui parler, lui donner quelques conseils, lui demander comment il va, vous vous inquiétez de sa santé… Vous lui tenez la jambe quelques centaines de mètres, même si ça vous pompe toute votre énergie, on rappelle qu’il va beaucoup plus vite que vous. Ensuite, vous décrochez et commencez à faire la sangsue avec un autre coureur dans les parages. Devant un public averti, vous ne serez qu’un escroc. Mais aux yeux d’un public indulgent, vous passez pour un bon samaritain. Ça vaut le coup de tenter sa chance.

Par : Jean-Romain Blanc
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