Les 10 pièges à éviter quand on prépare une course

Une préparation de course est synonyme de respect d’un plan d’entraînement et de rigueur dans la vie de tous les jours. Chacun sa définition de rigueur, bien sûr. Mais parfois, les tentations de s’en écarter sont grandes. Il faut savoir rester fort.

1/ L’embuscade

C’est l’anniversaire de ton coloc, et franchement, tu n’as pas envie de le louper. Tu as réussi à respecter tes 3 sorties par semaine, et s’il y avait les Mondiaux de la rigueur, tu te sentirais favori pour la victoire finale. Confiant, tu estimes que tu pourras prendre un mojito, puis enchaîner sur un virgin mojito, et hop au dodo. Oublie tout de suite. Tu n’y arriveras pas et ta tentative de record personnel devra encore attendre.

2/ L’esquive

Dans ta voiture à 8h du matin, tu penses déjà à ta dernière séance de course en côte, après une journée de boulot tranquille. Sauf que la réunion de 11h te fait bien comprendre que tu ne seras jamais sorti avant 20h. Tu revois tes plans et à 20h30, tu te dis qu’avoir monté les cinq étages de ta boite à pied trois fois dans la journée suffira. Faux ! Fais tes côtes en rentrant, ça ne prend que 30 minutes.

3/ Le dernier McDo

Finalement, tu as fait ta dernière séance de côtes avant la course, et comment. Tu as fait deux séries de plus que prévue, tu te sens plus fort que Justin Gatlin après avoir battu Bolt aux Mondiaux de 2017, et tu te dis qu’un bon McDo sera une belle récompense. C’est pas faux. Mais le dernier McDo que tu t’étais autorisé, c’était il y a deux semaines déjà.

4/ Le foot entre potes

Généralement très tentant, se lancer sur un foot avec les potes à deux semaines de la course est relativement déconseillé. Tu te diras bien, certes, qu’avec la prépa que tu as derrière toi, tu vas tenir l’heure de jeu sans forcer. Tu te vois même à 5 minutes de la fin retourner en défense alors que tes potes sont carbos. Mais n’oublie pas qu’une entorse de la cheville, c’est 6 semaines de repos.

5/ Le déni

L’entraînement fractionné, c’est dur. C’est court, mais ça fait mal. Du coup, tu en viens à te demander à quoi ça sert de sprinter alors que tu t’embarques dans une course de 10 km, un semi ou un marathon. Surtout que tu ne vises pas une place précise qui t’obligerait à sprinter avant la ligne d’arrivée. Le raisonnement se tient. Mais trouver des arguments dans l’unique but de nier la vérité n’a jamais fait avancer les choses. L’illustre Emil Zátopek l’avait expliqué, les entraîneurs le confirment, et ton cœur te remerciera d’en avoir bavé à l’entraînement, surtout sur les derniers kilomètres.

6/ La procrastination

Tu avais prévu de faire des exercices de gainage aujourd’hui, mais tu te souviens de la douleur que tu as ressentie la dernière fois que tu les as tentés. Tu ne te sens pas dans un bon jour, et demain sera meilleur. Sache que procrastiner est facile, et on y prend rapidement goût. Alors, aventure-toi dans ces exercices de gainage. Et pense au reflet du miroir quand ton ventre y fera face en fin de séance. Ça fait toujours plaisir.

7/ La météo

Quel temps pourri. Il pleut, et tu as passé une journée désastreuse. Tu te dis que tu n’as pas mérité d’aller te tremper en courant sous la pluie. Une petite session Netflix est plus alléchante qu’un run sous la pluie, c’est clair. Mais si tu prends tes chaussures et ton imper pour aller courir, tu connaîtras cette sensation, difficile mais gratifiante, de combattre les éléments pour arriver à bout de ta séance. Et si ça arrive le jour de la course, tu t’en réjouiras au lieu d’accuser le coup.

8/ L’excès de chauffe

Ta sortie se passe très bien. Tellement bien qu’à la fin, tu décides de la prolonger de moitié car avec un mois et demi de prépa bien géré derrière toi, ton corps en redemande. Ton cerveau aussi d’ailleurs. Tu te demandes jusqu’où tu peux aller. Le sentiment et la démarche sont bons mais dans ces cas-là, il faut savoir garder raison. Va un peu plus loin, mais tâche de ne pas aller trop loin. Foirer une prépa pour un excès de chauffe, ça arrive vite. Fais donc en sorte que ça ne t’arrive pas.

9/ La folie du salon

La veille des courses importantes, il y a toujours un salon qui présente tout un tas de produits aux vertus miraculeuses. Comme les gels à consommer pendant la course, qui promettent une regain d’énergie immédiat. Et c’est pas faux, sauf qu’il y a un problème : les gels, c’est comme l’auto-tune, soit ça passe, soit ça ne passe pas. Et quand ça ne passe pas, ça ne passe vraiment pas. Impossible de faire avec, et les toilettes sont ta seule porte de sortie. Alors si tu n’as pas testé ce type d’alimentation, ne le fais surtout pas le jour de la course.

10/ Le péché d’orgueil

Cadencée comme une Breitling, ta sortie longue est un fleuve tranquille. Jusqu’à ce que tu te fasses doubler par cette personne hautaine et condescendante – selon ton ressenti, et il ne peut pas être mis en doute. Tu es vexé. Tu pars dans une remontada dantesque, tu le doubles en faisant mine de ne pas forcer, et tu tiens même le rythme. Pas question de subir un nouvel affront. Jusqu’à ce que ça coince. Un genou, une cheville, un muscle, le cardio… Erreur fatale, regret total. Lorsque cette personne te double, l’humilité est la meilleure des réponses.

Par : Guillaume Depasse
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