Courir heureux sur la côte Ouest

Courir heureux sur la côte Ouest

Ils étaient plus de 1000 coureurs à se retrouver sur les cinq spots du Run Happy Tour. Le long de la côte Ouest, ce sont plus de 600 km parcourus avec, à la clé, des sourires, une grande satisfaction et la patate du “Run Happy spirit”.

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L’été s’annonçait rayonnant et on ne voulait pas gâcher l’opportunité d’offrir un teint hâlé à nos baskets. Alors en août, le Run Happy Tour a vu le jour en France grâce à Brooks et Running Heroes. Cinq spots de running longs de 6 à 8 kilomètres, entre la Bretagne et les Landes, sur les lieux les plus propices à la bonne ambiance et surtout, des runners plus motivés que jamais.

Le Run Happy Tour, c’était aussi la réunion de tout ce qui définit le running : des débutants, des experts, des amateurs de canicross, des fans de couchers de soleil, des familles, des jeunes, des moins jeunes, des tatoués, tous rassemblés pour le plaisir de courir en groupe le long de la côte Atlantique. Au total, ce sont plus de 600 kilomètres qui ont été parcourus en van du Nord au Sud pour faire bouger plus de 1000 coureurs de France et de Navarre. À chaque fois, c’était la découverte d’une nouvelle ville pour certains, la présentation des légendes et des histoires locales pour d’autres. C’est ainsi que l’on s’est retrouvé à parler de larmes de fées dans le golfe du Morbihan lors de l’étape d’Arzon, de tir à l’arc à Chatelaillon ou encore de surf à Seignosse. De quoi garder le sourire pendant l’effort.

D’ailleurs pour ceux qui auraient manqué le coche, on vous propose de retrouver les cinq parcours qui ont fait le succès du Run Happy Tour à travers les 6 départements visités sur la côte Ouest. En préparant le retour de l’événement à l’été 2019, chacun des spots vous attend pour donner un avant-goût du Run Happy spirit.

1 – ARZON

La légende raconte que l’on dénombre autant d’îles dans le golfe du Morbihan que de jours dans l’année. Et que celles-ci seraient nées du chagrin des fées, chassées de la forêt de Brocéliande : elles auraient tant pleuré que leurs larmes seraient aujourd’hui ce que nous autres humains appelons golfe. Ce premier spot du Run Happy Tour met donc en valeur la Bretagne, les courbes néolithiques du golfe du Morbihan et un de ses produits phares : le cidre.

Sinon, on notera immédiatement la ressemblance quelque peu chétive de la forme du tracé avec l’Australie. Un point commun de plus entre la plus grande île du monde et la presqu’île bretonne de Rhyus puisque les deux régions partagent une appétence pour le jus de pomme fermenté.

Dans cette boucle de 7 km à la pointe d’Arzon, le plus appréciable reste le tiers qui entoure le cairn du Petit Mont et ses deux dolmens typiques de la région. Au bout du chemin, toute la baie de Quiberon attend d’être effeuillée par votre regard.

2 – ST-JEAN-DE-MONTS

« Au commencement était le Running, le Running était auprès de Dieu et le Running était Dieu. C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. » L’Évangile – version running – selon Saint-Jean omet qu’au milieu du XIe siècle, toute la vie se faisait sur yoles. Depuis, le marais de Saint-Jean-de-Monts s’est retiré et le visage de la ville s’est dessiné autour d’un mode de vie plus pédestre. La plage, la forêt, les dunes, l’Homme a conquis ce territoire balnéaire pour donner l’occasion d’en parcourir tous les éléments à travers une boucle de 8 km du Run Happy Tour. On ne saurait trop que vous conseiller de pousser la fin du parcours sur la dernière planche de bois de l’estacade, face à l’océan et à l’île d’Yeu – là où le running aurait commencé selon St-Jean. Vous avez trois heures pour méditer là-dessus.

 

3 – CHATELAILLON

Chatelaillon, son vieux quartier, sa plage et son boulevard de la mer. Sur un fond de musique – au hasard, Boulevard des airs – vous partirez au Sud du Casino pour rentrer dans les rues de la ville. « Si j’étais celui, toi tu es la seule, si je reste ici, tu rentres à Bruxelles », le refrain plein d’entrain vous donne la patate et vous fendez l’air comme une flèche dans le vent. D’ailleurs, fût une époque où l’île d’Aix, beauté de la région, se situait « à distance d’arc » si l’on en croit les guides touristiques locaux. Car la cité de Chatelaillon était une des forteresses les plus imprenables du pays d’Aunis, avec une muraille à plus de douze mètres de haut. La tête emplie de références, vous pouvez attester des vestiges historiques du vieux Chatelaillon une fois passé le premier kilomètre sur les 7 bornes que propose la boucle.

Puis vient la récompense de l’effort : la ligne droite le long de la plage. L’occasion de la jouer Alerte à Malibu sur le sable pour les plus téméraires ou de faire se retourner les passants du boulevard de la mer. « Et quand tu danses, c’est du dripping, t’es un cadeau pour la rétine, il y a ceux et il y a celles… », à vous !

Voir le parcours Strava.

4 – MIMIZAN

Sur ce circuit, on s’intéresse au courant de Mimizan, point d’eau autour duquel s’articule l’étape 3 du Run Happy Tour. Dans sa forme, on voit tout sauf une étendue d’eau : un espadon tordu, une femme en position lascive, un nageur qui fait le dauphin, un hippocampe pas assez cambré, une sardine de tente trop usée, une seringue qui aurait éclaté et répandu tout son contenu ; et enfin un papillon butinant dans une tulipe rose du Kazakhstan (mais il faut tourner l’écran pour celle-là). Et vous, vous voyez quoi ?

 

5 – SEIGNOSSE

Hossegor, c’est la plage, c’est le surf, c’est La Nord – compétition annuelle des plus en vue en France. Un peu plus au Nord se trouve la dernière étape du Run Happy Tour, sur les vagues sentiers de Seignosse. Une ronde de 9 km partant du coeur de Seignosse Le Penon pour se diriger vers le calme de la pinède et la chaleur de la plage des Casernes. L’interlude océanique terminée, vous pouvez reprendre tranquillement la fin du run en surfant sur le plus beau souvenir qu’ont donné les 10 km de sable entre Seignosse et Hossegor : La Barre, vague mythique des années 1970. C’est grâce à La Barre que le surf naît en Europe, grâce à ses quinze mètres de creux que Nat Young puis Kelly Slater sont venus glisser et grâce à tout ça que le shaka perdure dans le Sud-Ouest. Alors à la fin du run de Seignosse, on tend le petit doigt, le pouce et on secoue le poignet. Shaka !

 

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